Sphère intime et abus

Un garçon touche ou “pelote” une fille et on banalise.
Un homme abuse d’une femme et là encore, on banalise,
on culpabilise, on tente d’expliquer, d’excuser…

Il y a un gros problème structurel dans l’éducation,
dans la relation aux corps, dans le respect de la sphère
intime.

Les tabous ne sont pas encore brisés mais, petit à petit,
on ose parler.

Quand agira-t-on en conséquence pour que tout cela cesse ?

Nous sommes des créatures soi-disant “évoluées”, nous disposons
de tous les moyens pour résoudre ce genre de problématique et
je ne comprends pas, n’accepte pas, ce manque de considération,
de prise en charge, d’application de solutions existantes.

Pourquoi la prise de conscience et les changements sont si longs
à opérer ? Pourquoi ne prend-on pas d’avantage de dispositions
pour avancer ?

Stop au copinage jusque bas dans les étages

Pour ceux qui auraient des doutes, je spécifie que tout ceci se passe dans notre charmante Suisse si tranquille…

J’ai eu “travaillé” ou plutôt survécu à des chambres de fortune qui servaient
de fumoir, d’habitat aux cafards, des cabines sans fenêtre, ni même aération.

J’ai vu des filles se faire virer pour avoir demandé des linges et des draps
propres (donc lavés et pas déjà utilisés une voir deux semaines durant ! -plusieurs mois s’agissant des draps), d’autres pleurer parce qu’elles avaient été vendues. On m’a crié dessus pour avoir réclamé.

J’ai appris que certaines avaient été battues, puis renvoyées chez elles avec un “pactole” dérisoire pour acheter leur silence.

J’ai été moi-même exploitée et abusée jusqu’à perdre la notion de la réalité, des convenances, de la loi du silence.

J’ai vu que sur les caméras, on se rinçait l’œil plutôt que de chercher des solutions pour améliorer les conditions des travailleuses.

J’ai vu la police contrôler ces établissement sans rien dire et en interdire d’autres qui respectaient d’avantage les conditions de base. Les policiers n’approuvaient pas forcément mais les politiques protègent la bêtise allègrement quand elles y ont des intérêts proches ou lointains.

J’ai vu qu’avec un nom, on pouvait ouvrir et fermer un bordel sans problème et sans autorisation, échapper à l’imposition et à toutes formes de restrictions. Exploitation de mineur par un proxénète, trafic de stupéfiants par un autre, traite d’êtres humains, après tout, ce n’est que le peuple, bonnes gens, passez votre chemin.

J’ai vu que celles et ceux qui n’avaient pas de papiers se faisaient attraper après avoir été usés. Usés par les patrons, par les clients et par l’omerta.

Avant de me réclamer quelques heures de misère, quelques heures de galère, assurez-vous que les locaux et les dispositions remplissent toutes les prescriptions, qu’eux et vous êtes en dehors de toute corruption.

Stop au copinage jusque bas dans les étages.

La Fée Morgane

Y’a du copinage jusque très bas dans les étages

Tata, papa ou tonton sont dans la gendarmerie.
C’est la porte ouverte à toutes les conneries.

Y’a du copinage,
Jusque très bas dans les étages.

Cousine Julie ou Nathalie sont aux impôts,
Toutes nos saloperies donneront le do.

Y’a du copinage,
Jusque très bas dans les étages.

On vend des gens sur les marchés,
Pas la peine de s’en préoccuper;
Priorité aux têtes huppées.

Y’a du copinage,
Jusque très bas dans les étages.

Les contrats servent d’appâts,
Une petite signature, s’il-vous-plaît,
Juste là,
Là où on ne reviendra pas.

Des procédures pour se tenir la ceinture,
Allez on y va,
De toutes façons la justice n’existe pas.

Tout est corrompu,
Du petit cul au trou perdu.

Y’a du copinage,
Jusque très bas dans les étages…

La Fée Morgane

Le Diable

Ils disent que je suis le diable.

Ils ont juste peur d’affronter leurs propres démons.

Que chacun assume sa part d’ombre !

Que le doigt pointé se replie !

Que la vérité trouve un chemin !

Et que les langues se délient !

Au diable la calomnie, les copinages et la toute-puissance !

Burkini occidental

À une street parade ou au carnaval, le burkini occidental ou burqini pour les puristes est un vêtement très à la mode. On le retrouve également lors de soirées fétichistes. La matière élasthane provoque des tensions entre les Big brothers occidental et oriental.

Voyez-vous, tandis que les orientaux le portent en laissant yeux ou visage, mains et pieds apparaître,

Les occidentaux, eux, opteront pour la couverture totale du corps ou la version ultra minimaliste appelée “maillot de bain”,

Quoiqu’il en soit chacun s’attribuant les mérites du meilleur port, des coutumes les plus honorables, de la pensée la plus juste, selon les pays, la sphère privée ou publique, les lieux, les enseignes, la Seigneurie de quelque parti en certaines régions, les coutumes du clan opposé sont prohibées.

Quelle mascarade hypocrite et drôlement conne pour diviser les peuples !

Source : milanoo.http://milanoo.com

(Co-)Exister

Il y a comme une petite lueur dans ce corridor si noir. Tout est éteint dans la maison ; elle ne provient pas de l’intérieur.
La réverbération extérieure produit un flot faible et diffus comme perdu dans l’ombre et exhortant le voyageur égaré à sortir.
Il n’y avait pas de murs à l’extérieur, mais il y avait cette clarté… Aucune paroi qui pourrait protéger de l’obscurité, ni d’un éclat de lumière invasif, éblouissant.
Dehors la fraîcheur du soir libre et sans attache, glissant sur le gravier, la route puis la plage encore tièdes.
Dans le grand monde, de noir que les contours distants où notre œil ne parvient plus à distinguer les gris, encore moins les teintes ou les couleurs, au dedans d’un buisson, d’un bosquet trop charnus où les secrets sont venus s’entasser, fantômes de peurs muettes.
Il y a aussi le ciel vacillant et immense, paré d’astres immaculés, la musique des flots et le silence du monde humain lorsque tout chuchote.
Qu’advient-il des âmes enfermées toujours, dans les remparts qu’elles se sont construits, matérialisés en la demeure qu’elles ont pris pour prison ?
Qu’advient-il d’elles ?
Qu’advient-il des âmes qui s’envolent ; partout à trouver une porte, bonnes à s’engouffrer au premier portail, élisant dans un joli jardin un frais passage et du domicile le grand monde, vaste et mystérieux ?
Qu’advient-il d’elles ?
Et de celles qui partent et ne reviennent pas ?
Donc. Donc.
Qu’advient-il de nous, secrètes poussières animées de vie ?
Qu’advient-il de nous lorsque l’existence n’y est plus ?
Que sommes-nous ? Notre essence, notre substance ?
Seul le corps abrite-il l’âme, l’esprit ?
L’âme et l’esprit se sont-ils métamorphosés ?
Voyagent-ils vers d’autres sphères qui nous sont inconnues ?
Est-il possible qu’ils prennent un autre corps ?
Un cycle nous mène-t-il à ce mélange de tout à la fois ?
Nos convictions nous suffisent-elles à ne point se poser la question ?

À chaque énigme, sa solution.
Le Mystère de l’Existence !
La Vie.
La Mort.
L’Énigme ultime, absolue.

De cette question sont nées , morale, éthique, religions, philosophies, lois, sciences ; chacune prétendant détenir “LA” réponse, “LA” solution.

Et il faut regarder le monde, les gens qui créent leur pourquoi, qui donnent un sens à leur vie, peu importe le Mystère puisqu’ils en font partie. Il y a les acteurs du monde et il y a les spectateurs. Dans chaque catégorie, il en est de bons, de mauvais.
Tous, à partir de rien ou de beaucoup, choisissent leur chemin. Car si c’est un choix que d’agir, que de faire, l’est également celui de s’abstenir.
Et va grandissant la conscience de ce que nous sommes.
Nous sommes ce que nous nous inventons, nous sommes le monde que nous nourrissons et le monde méconnu, celui que nous avons oublié, négligé… Il nous hèle parfois à lui, le néant, pour nous rappeler que nous ne contrôlons vraiment rien hormis la direction de notre volonté et que cela est déjà bien pour d’insignifiantes particules d’étoile, amassées là, en quelque chose de bien étrange et prenant (à) peine à cœur le simple fait d’exister. Là, ensemble, ici et maintenant. Malgré les nuances.

La Fée Morgane

La Malle au Trésor

Cet après-midi, j’ai croisé un homme dans la rue en train de ranger ses œuvres d’art,
l’air anéanti. Son désespoir m’a boulversée. Je le vois qui se tourne, et je lis ce qui
est écrit à l’arrière de son tablier…
J’étais abasourdie ! Ce commerce sur lequel mon regard s’était posé tant de fois,
cette relique d’un quartier autrefois alternatif et populaire, ce souffle d’antan
répandant quelque chose de magique au travers d’un urbanisme en plein essor…
C’était une sorte de Mary Poppins qui berçait vos souvenirs d’enfance, et cet atelier disparaîtrait, là comme cela ! Quand ? Quoi ? Comment ? Mais comment était-ce
possible ?

Assassiner un homme comme cela, publiquement ; un artiste sur la place ;
de ces gens qui même par grands froids vous nourrissaient l’âme, le cœur !
Cette vertu de patience, ce savoir-faire, cette minutie, cette féérie :
cette échoppe évoquant le voyage, les souvenirs, les vieux greniers où
l’on trouve toutes sortes de trésors, des objets d’art exposés là et qui
même vides renfermaient un bien précieux : l’émerveillement ! …

Tout cela se terminerait samedi, après un ultime recours.
Messieurs, Dames, ce n’est pas le procès d’un homme qu’on fait là,
mais le procès du travailleur humble et passionné qui avait tout dévoué
à son art, le procès de l’authenticité contre une société “consumériste”
et sans éthique.
Ce Monsieur s’est battu. Il a travaillé toute sa vie !
Et quoi ce sont des monstres sans visage humain, le monstre de l’avidité
et du profit démesuré qui vont tout engloutir ?


1988 – 2019 cette boutique est née quelques temps après moi et la voilà
sur le point d’être exécutée ?
Pour économiser les dernières années de ce magicien avant la retraite ?

C’est drôlement triste, dites-voir !
Reece Ailling


“Vous êtes offusqués ? Choqués ? – Vous pouvez manifester vos sentiments sur le site
internet du quartier : www.myflon.ch
Merci de m’avoir lu. (Un des artisans) Pierre www.la-malle-au-tresor.ch

.


Par qui sera-t-on mangé ?

Je suis fâchée, fâchée ! Et ce n’est pas nouveau !

Contre tout ce qui fonctionne mal !

On nous apprend que les êtres vivants ont des droits.

Moult révoltes pour un pouvoir plus juste, équitable, consciencieux.

On nous enseigne que l’éducation et le savoir sont les plus grandes armes
Contre les pires maux de cette société.

Comment avons-nous progressivement troqué nos libertés contre des subterfuges ?
Comment avons-nous pu avoir foi en ce confort illusoire ?
Comment nous sommes-nous tous précipités vers cette société facile où tout est accessible en permanence ?
La culture happée par la mondialisation, la consommation sans restriction,
Les paysages sans limite ?

Et pourtant !
La matière se transforme, et nous l’épuisons.
Nous nous condamnons tout sourire pourvu seulement que l’ordre instauré perdure…
Pourvu que l’on parle de prospérité et de croissance…
Pourvu que tout continue comme si rien ne s’était passé.

Pourvu que nous nous réveillions de ce cauchemar !
Des mois, des jours, des ans ?
Nous nous apercevons des dégâts causés par notre folie.

Empoisonnement et appauvrissement des sols ;
On pensera à la torture en EMS quand il s’agira de se faire bouffer par nos enfants ?
On pensera au futur qu’on leur donne quand nous-mêmes nous n’en aurons plus.
On pensera à la Terre quand tout sera fichu et qu’il sera temps de consommer les déchets de nos modes de vie pour achever une agonie trop lente !

La Fée Morgane

Le Vivre ensemble

Et le “vivre ensemble” ?

Avant on avait de vrais débats, de vraies idées et du respect pour ses opposants.

Quand on croyait encore à la démocratie et à l’état de droits.

Qui croit encore en nos politiques ? Qui croit encore en notre société ? Notre “modèle” actuel ?

Dans le désespoir, chacun essaye de sauver sa peau. Il n’y a pas de main tendue.

Et les multinationales de se réjouir de nos failles, de notre haine si facilement exhortable et modulable.

Parce qu’il ne faudrait surtout pas se poser les bonnes questions ! Sur comment on en est arrivé là et pourquoi ! Il ne faudrait surtout pas réfléchir ! C’est tellement démodé !

Étiquette TV SHOW

Être contre tout colonialisme, y compris le sionisme, ce n’est pas être antisémite !

Les médias essayent de décrédibiliser le mouvement de gauche suisse en le qualifiant d’antisémite, pas plus tard qu’hier ou avant-hier aux “infos”.

‘Parlent-ils de la montée du racisme anti arabe et de l’islamophobie ? Invitent-ils l’opposition pour qu’elle puisse expliquer, défendre ses idées ?’

Non et non !

Je suis de gauche, intimement convaincue que comme d’autres dictatures colonialistes ou non, Israël viole le droit des peuples, les persécute jusqu’à les anéantir à l’instar du nazisme ! Et je suis avec la partie de la population israëlienne ou non qui s’oppose à ce massacre !

Je suis pour une cohabitation entre arabes et non arabes, juifs, musulmans, chrétiens.

Faut arrêter de salir la gauche avec vos étiquettes qui puent les intérêts lobbyistes et dictatoriaux !

Faut arrêter avec vos frontières pourries et le pillage des ressources naturelles par telles ou telles entreprises, tels ou tels États.

https://www.lecourrierdelatlas.com/societe-l-union-juive-francaise-pour-la-paix-nous-sommes-juifs-et-nous-sommes-antisionistes–21498

Lutte contre le racisme : zones rurales non desservies

“Dans une étude, la Commission fédérale contre le racisme dénonce les faiblesses du dispositif antiraciste en Suisse. Et propose des solutions.
«Les pouvoirs publics ne donnent pas assez d’argent. Tout le reste est secondaire». Telle est la réponse cinglante de Karl Grünberg, Secrétaire général de l’Association romande contre le racisme, au rapport de la Commission fédérale contre le racisme (CFR).
Ce rapport identifie pourtant une série de lacunes en matière de lutte contre la discrimination raciale. Selon la commission, la Suisse manque d’institutions spécialisées où les victimes d’actes racistes peuvent trouver conseil. Un manque particulièrement criant en Suisse centrale et dans les zones rurales en général.”

https://www.swissinfo.ch/fre/les-lacunes-de-la-lutte-contre-le-racisme/2532484

Écho

Écho, venue fraîche, belle, et terrible,
Découvrir le manteau de la Nuit.
Transparent, linceul fin,
Rémanent en quelques tressauts,
Là où les stores sont clos,
Ici-même, à nos pieds,
Dans nos sombres projections ;
Piqué d’éclats brûlants,
Le visage calme,
Écho par-delà les montagnes,
Hurle dans un torrent.
Le grondement tinte clair.
Les Narcisses n’en n’ont que faire
Et pourtant elle ne veut se taire.

La Fée Morgane