Littérature

Ordure, Argot, Prose et Poésie

par La Fée Morgane, tous droits réservés, 2019

(Co-)Exister

Il y a comme une petite lueur dans ce corridor si noir. Tout est éteint dans la maison ; elle ne provient pas de l’intérieur.
La réverbération extérieure produit un flot faible et diffus comme perdu dans l’ombre et exhortant le voyageur égaré à sortir.
Il n’y avait pas de murs à l’extérieur, mais il y avait cette clarté… Aucune paroi qui pourrait protéger de l’obscurité, ni d’un éclat de lumière invasif, éblouissant.
Dehors la fraîcheur du soir libre et sans attache, glissant sur le gravier, la route puis la plage encore tièdes.
Dans le grand monde, de noir que les contours distants où notre œil ne parvient plus à distinguer les gris, encore moins les teintes ou les couleurs, au dedans d’un buisson, d’un bosquet trop charnus où les secrets sont venus s’entasser, fantômes de peurs muettes.
Il y a aussi le ciel vacillant et immense, paré d’astres immaculés, la musique des flots et le silence du monde humain lorsque tout chuchote.
Qu’advient-il des âmes enfermées toujours, dans les remparts qu’elles se sont construits, matérialisés en la demeure qu’elles ont pris pour prison ?
Qu’advient-il d’elles ?
Qu’advient-il des âmes qui s’envolent ; partout à trouver une porte, bonnes à s’engouffrer au premier portail, élisant dans un joli jardin un frais passage et du domicile le grand monde, vaste et mystérieux ?
Qu’advient-il d’elles ?
Et de celles qui partent et ne reviennent pas ?
Donc. Donc.
Qu’advient-il de nous, secrètes poussières animées de vie ?
Qu’advient-il de nous lorsque l’existence n’y est plus ?
Que sommes-nous ? Notre essence, notre substance ?
Seul le corps abrite-il l’âme, l’esprit ?
L’âme et l’esprit se sont-ils métamorphosés ?
Voyagent-ils vers d’autres sphères qui nous sont inconnues ?
Est-il possible qu’ils prennent un autre corps ?
Un cycle nous mène-t-il à ce mélange de tout à la fois ?
Nos convictions nous suffisent-elles à ne point se poser la question ?

À chaque énigme, sa solution.
Le Mystère de l’Existence !
La Vie.
La Mort.
L’Énigme ultime, absolue.

De cette question sont nées , morale, éthique, religions, philosophies, lois, sciences ; chacune prétendant détenir “LA” réponse, “LA” solution.

Et il faut regarder le monde, les gens qui créent leur pourquoi, qui donnent un sens à leur vie, peu importe le Mystère puisqu’ils en font partie. Il y a les acteurs du monde et il y a les spectateurs. Dans chaque catégorie, il en est de bons, de mauvais.
Tous, à partir de rien ou de beaucoup, choisissent leur chemin. Car si c’est un choix que d’agir, que de faire, l’est également celui de s’abstenir.
Et va grandissant la conscience de ce que nous sommes.
Nous sommes ce que nous nous inventons, nous sommes le monde que nous nourrissons et le monde méconnu, celui que nous avons oublié, négligé… Il nous hèle parfois à lui, le néant, pour nous rappeler que nous ne contrôlons vraiment rien hormis la direction de notre volonté et que cela est déjà bien pour d’insignifiantes particules d’étoile, amassées là, en quelque chose de bien étrange et prenant (à) peine à cœur le simple fait d’exister. Là, ensemble, ici et maintenant. Malgré les nuances.

La Fée Morgane

Écho

Écho, venue fraîche, belle, et terrible,
Découvrir le manteau de la Nuit.
Transparent, linceul fin,
Rémanent en quelques tressauts,
Là où les stores sont clos,
Ici-même, à nos pieds,
Dans nos sombres projections ;
Piqué d’éclats brûlants,
Le visage calme,
Écho par-delà les montagnes,
Hurle dans un torrent.
Le grondement tinte clair.
Les Narcisses n’en n’ont que faire
Et pourtant elle ne veut se taire.

La Fée Morgane

Révolté

– Être révolté colonel !

– Oui mais contre l’oppression.

– Contre la société en dépression ? Contre sa dérision ?

– Quand bien même verrais-tu toutes les ficelles qui se tirent, tu ne verrais pas le marionnettiste ; ils sont masqués ces gens-là… Oh ils ne portent pas de burqa, ni de bikini. Ils portent un grand loup gris, le bec perdu dans l’ombre de leur cape. Oh ce ne sont pas des loups qui crient ou qui vont chasser l’agneau, leurs méfaits ne laissent jamais les os. On dirait qu’ils ne sont jamais passés.

– L’ombre ! Nous avons vu l’ombre rôder !

– Mille dieux, de ceux qui enterrèrent nos aïeux ! Saints, reliques, fêtes païennes ! Mourrons en bons chrétiens ! Sur le bûcher de l’Inquisition, forçons à la dévotion et moquons-nous !

– Qui se moquent ? Les dogmes, les victimes, les bourreaux ?

– La vieille France a un drôle d’aspect, me direz-vous ? Où sont passés les clochers, les forêts, la dîme et la gabelle ? Où sont passés les Rois, la Guillotine et le Clergé ? Où sont passés les champs de batailles immaculés ?

– Il faut remonter plus loin !

– Barbares, étrangers, ces gens qui ne sont pas comme nous !

– Ils ont tout porté ?

– Tout porté ?

– Tout. Déportés, apportés, reportés, emporté ; enfin quoi , peu importe !

– Peu importe ?

– Peu importe ! Le Lys ou la gentiane, le coquelicot, le roseau, le vent, tout passe et finit par passer !

La Fée Morgane

Vas

Quand la Nature est désert, sois la pluie qui la ravive,

Lorsque la Nature désespère à la venue de l’hiver,

Sois le printemps pour allumer ses couleurs,

Et comme le Lion dévore-les afin de les sublimer.

La Fée Morgane

Extrémiste

Je suis une extrémiste pure ; mais il en faut parfois pour combattre d’autres extrêmes.

Je suis celle qui prend la beauté de chaque religion, les dogmes à part.

Je suis celle qui ouvre mes bras à l’Ensemble du Monde vivant.

Je suis celle qui réclame l’Equité pour tous les Peuples de cette Terre.

Je suis celle qui implore le Respect pour chaque Créature.

La Fée Morgane

Fuck Politics II

Ça baise les politiques,

Et ça fait sortir du fric,

De vos gueules d’alambic.

Ça baise les politiques,

Ça donne la trique,

Au monde économique.

Ça baise les politiques,

Ça te refile des tiques.

La pute au portique !

Puisqu’il n’y a plus de portes pour les privées,

Puisqu’il n’y a que des bordels pour les consciences blessées,

Puisque la limite est dépassée :

Vénus reprends ton nom

Et fais périr ce miroir d’illusions !

Herpès, sida, chlamydiae :

Le goût du vice en pyjama.

Prends-ton sac et barre-toi sur les trottoirs,

Là où on a enterré l’espoir

Des filles de joie, des filles d’émoi,

Antique Circé entends ma voix !

(Seulement sur dénonciation , comme ça, ça se fait discret sans MANIFESTATION)

La Fée Morgane

(Seulement sur dénonciation , comme ça, ça se fait discret sans MANIFESTATION)

La Fée Morgane

Colère, colère

Souffler sur la tristesse,

Réveiller la lave du volcan,

Sentir la détresse,

Qui va surgir en suintant.

C’est une plaie affreuse,

Purulente, dévorante.

C’est une tare hideuse,

Croupissante dans l’attente.

Narguée, moquée, discréditée

Je la vois à mes pieds,

Appelant vérité,

Pour défendre mes idées.

La Fée Morgane

Frontières – Borders

La Terre te répond mon frère, nous sommes tous humains sur cette Terre.
Sur vos frontières, les animaux versent leur sang.
Sur vos visas, l’écologie enterre le climat.

Nous sommes tous frères ! Lève-toi mon frère contre l’esprit totalitaire !
Les gouvernements ont un seul enfant : l’argent !


Earth answers you brother, we are all human on this Earth.
On your borders, animals shed their blood.
On your visas, ecology buries the climate.

We are all brothers! Rise up my brother against the totalitarian spirit!
Governments have only one child: money!

La Fée Morgane

Codes

Un col blanc pour paraître important,
Des souliers cirés pour être civilisés.
Le taulard au mitard.
Des champignons à la télévision,
Pour te donner la sensation d’être vivant…
Au moins encore un instant.

Des bas nylons sur le guéridon,
La chaise style Louis seize,
En attente d’un cul poudré,
À démaquiller.

Et si tu voyais leurs faces pleines de paillettes
Faire mumuse, faire musette,
Toi aussi tu leur tiendrais tête,
En leur tendant ta nuisette.

Ciao bello, ciao bella,
Hasta la vista.

La Fée Morgane

A Contresens

À contresens l’épine acérée vient caresser la soie,
De la plaie déchirée aux tintements des symphonies,
Laissant indélébiles ces effluves de plusieurs vies,
Dont nous nous sommes joués si tard avec joie.

Nous avons oubliés qui nous étions :
Toi Empereur et moi Pygmalion.

La Fée Morgane

Gentil Coquelicot

Il n’y aura plus d’été ce soir
Mon coquelicot a rendu l’âme
Du rouge, au cœur du noir,
Je revois encore ses flammes.

Je t’en prie coquelicot ne fane pas,
Attendons le printemps,
S’il-te-plaît ne disparais pas
Avec mes souvenirs d’enfant.

Coquelicot j’étais aux champs
Ce que tu étais au ciel ;
Du pourpre au creux du blanc,
Ton aile tachée de sang.

Et si le pétale qu’il te reste
Ne suffit à retenir l’existence
Ne me laisse pas à l’absence,
Cette compagne assassine
Mortelle ouvrière, abominable peste
Que la Folie dessine.

Si je t’appelle,
La forêt toute entière me répète ton nom.
Je crie, je hèle,
J’ai beau hurler, il n’est pas de pardon.

La Mort, on ne supplie pas.
Aussi belle soit-elle, vis et tais-toi.
Je l’appelle encore une fois,
Elle ne me prendra pas.

Nous avons brûlé ce qu’il restait de toi.
Coquelicot ne refleurira pas.
Pas aujourd’hui en tout cas.
Ni dans mille ans, ni ce siècle, ni ce mois,
Coquelicot ne reviendra pas.

Il y a du rouge dans mes veines,
Coquelicot je n’aurai plus de peine.

La Fée Morgane

Fuck

J’explose comme une bombe en fragments

Sur ces moitiés d’étoiles, sur ces milliers d’esprit, sans vie.

Tranche dans le vide, les bandes sonores n’ont pas changées.

Politique, dramatique, démagogique, théâtre lubrique.

Je chie sur votre aristocratie, sur votre bourgeoisie pourrie.

La Fée Morgane

Le Bonheur

Le bonheur, le bonheur, c’est quoi ?

Est-ce que c’est être heureux à deux ? Heureux tout seul ?

Heureux pour qui ? Heureux pourquoi ?

Si je pense à lui, tristesse l’accompagne,

Comme une amie, comme une amante,

Tels la gorge et le couteau.

L’un prend l’autre,

L’autre s’abandonne.

La tête est tranchée.

Il n’y a plus à penser dans l’infinie tristesse.

Infortunes et regrets émergeant d’une coupe trop pleine,

Font déborder un liquide vivant.

La misère se répand.

Il n’y a plus de passion ici-bas,

Des ébats à consommer,

Comme on ouvre un paquet de chips,

On fait comme tout le monde,

La toilette c’est de l’hygiène,

Juste quelque chose que l’on fait sans y penser,

L’air de rien car il convient.

Alors le bonheur c’est quoi ?

C’est la passion qui se meurt, la dérision en douleur ?

Les âges qui se succèdent 

Et ce sourire figé qui ne tombe jamais ?

Est-on en devoir de recherche le bonheur

Ou est-ce plutôt quelque chose que l’on accueille 

Tel un incroyable présent ?

Rien n’est gratuit, 

C’est écrit.

Juste-là dans la notice,

En fins caractères.

Pour ce genre de médicament :

Pas de prescription !

Le bonheur se consomme sans modération,

Effets secondaires garantis.

Il y a des traitements qu’on prend plus ou moins avec envie,

Le bonheur en fait partie.

Que risque-t-on à être heureux ?

Se brûler les ailes, assurément.

J’ai joué, j’ai perdu,

Ne rejouerai-je plus ?

Joies éphémères et renaissantes,

Capturées, dévorées, consumées.

Feux d’artifices vrombissant, détonnant, 

Eclatant. Rire clair.

J’ai joué, j’ai perdu,

Ne rejouerai-je plus ?

La Fée Morgane

Regarde-nous

Je ne peux pas te haïr,

Je ne peux plus t’aimer,

Regarde-nous !

Ton corps réclame d’autres souffles,

Et le mien est fatigué de ne plus sentir d’amour.

Regarde-nous !

Nous avons épuisé tous les combats,

Nous nous croyions heureux…

Mais lorsque lasse d’aiguiller le sol,

L’épée fait jaillir le sang,

Je murmure nos meurtrissures.

Je t’ai confié tous mes secrets,

Tu les as semés mais rien n’a poussé ;

Un espoir planté dans une terre stérile.

Je me demande ce que je fais là,

Regarde-nous !

La Fée Morgane

Ô Matin !

Ô Matin !

Il est l’heure, aucune seconde ne te retient.

Le manteau du ciel s’éclaircit.

La Fée Morgane

Conception I

Le Monde, j’vois ça comme une équation, une réaction physique et chimique infiniment lente et complexe dont le résultat reste encore inconnu. La Fée Morgane

Conception II

L’Homme est amoureux de sa souffrance.
Il la contemple pour mieux se souvenir de sa joie.

La Fée Morgane

Fêlures

J’aime être pitoyable autant qu’être brillante,
j’aime laisser l’Univers parler au travers de moi.

Certains textes sont automatiques,
d’autres travaillés, pis ils y a ceux qui sont entre-deux.

Je me ris de l’imperfection comme d’une incorrigible nature
dont les hommes ont honte.
En acceptant le défaut, les fêlures, on mesure la beauté
d’un être dans toute son envergure.
C’est facile de ne prendre que le beau ou à contrario
abandonner toute conscience.

L’Homme est amoureux de sa souffrance.
Il la contemple pour mieux se souvenir de sa joie.

La Fée Morgane

Replay

Il y a des mots que je martèle, non par manque de vocabulaire mais car le langage possède une musique que la répétition vient ponctuer et éveiller.

La Fée Morgane

Le Tralala

Il faut jouer au jeu du tralala,

Le tralala qui n’existe pas.

J’avais pensé à un espace sans fioriture

Pour couvrir nos blessures.

J’avais pensé à un bout de champ

Pour faire gazouiller le printemps.

Mais toi, mais toi, tu voulais le tralala,

Tu voulais le tralala ;

En veux-tu ? En voilà !

Tout le monde veut le tralala.

Equilibrons les combats.

Alors j’ai dit on fera le tralala,

Tout bien comme tu voudras,

Même si des fois j’suis tralali,

On chantera en canon.

Ce n’était pas une aventure,

Alors j’ai sorti mes rubans.

Je me suis mise à la couture,

Et notre vie a fait tourner des bobines.

Plus de temps pour repriser les tenues,

Il faut partir au combat…

Mais toi tu voulais le tralala,

Qui était bien joli tu vois,

Alors on a fait le tralala,

Et tous les jours le tralala,

C’est pas si mal je crois.

La Fée Morgane

Les Gens Biens

Ils ne font pas d’éclat, ils ont du courage,

Ils ne débordent pas, il ne sont pas toujours sages.

Ils souffrent en silence, ils liquéfient le vide,

Toujours la bienséance.

Ils vivent et dansent comme vous, comme moi,

Et leurs absences toujours à contrepoids pour faire briller leur éclat.

Et moi j’ai perdu mon éclat, je ne suis pas un gens bien,

Je ne suis même pas une personne ; y a-t-il quelqu’un là-dedans ?

Je ne suis pas présentable,

Hey toi, le gens bien, brille un peu moins s’il-te-plaît.

Que le terne de l’Etrange, cet Esprit aux couleurs pâles,

Ne vienne tacher ta blanche pureté.

On ne se gare pas aux côtés de voitures cahotées,

Et j’ai beau rabibocher ma carrosserie,

Certains impacts ont besoin de temps pour se refaire.

Les gens biens vont au garage à l’heure, paient leurs révisions,

Et toi tu fais la conversation aux vieux, aux oiseaux,

Au bistrot ou dans le métro, entre deux gares…

Et quand il fait froid au-dehors, ce n’est pas tant la fatigue de l’horizon

Ou les caprices des saisons qui vous blessent…

Mais la glace dans les regards, l’incompréhension, comme des piques

Vous traversent les boyaux.

Le vent balaie les feuilles mortes.

Ni dédain, ni pitié,

Laissez-moi passer au travers de vos sourires et de vos vies rangées.

Laissez-moi apprécier la beauté de votre sérénité.

Les gens biens.

La Fée Morgane

Faut-il ? ( Ma faute à moi)

Leurs mots se brisent sur moi,

Trop tôt lancée sur des chemins aux pierres brisées,

On me reproche leurs tranchants.

Douceur, ici n’est pas ta place.

Il faut dire les chansons qui rassurent.

Les fous vont aux fous et ce sont eux qui font leur chemin.

Ni victime, ni coupable,

Je dépose des larmes sur ce monde si lointain.

Non, je ne leur dirai plus ma détresse.

Ils préfèrent voir fleurir la graine sans connaître son histoire.

Un livre ouvert, un livre brûlé,

Il n’y a plus de couverture ;

Le murmure du temps a tout emporté.

Il faut dire les chansons qui rassurent.

Il faut chanter les berceuses.

Il faut cacher la misère sous un tapis de poussière.

Il faut, il faut, il faut.

La Fée Morgane

La Fenêtre Ouverte

Il y avait un oiseau sur le rebord de la fenêtre.

Il aurait pu s’envoler, mais il est juste tombé.

La fenêtre aurait dû être fermée.

Mais les fenêtres sont curieuses.

Peu importe les individus ;

Son oeil à peine rassasié,

Ô pupille insatisfaite,

Ô ouïe blessée,

Voilà le rideau qui s’échappe !

Il n’y aura plus de fenêtre,

Puisqu’ils me tendent la porte.

Il y avait un oiseau sur le rebord de la fenêtre,

Il aurait pu s’envoler, mais il est juste tombé.

La Fée Morgane

3

<3 honorée <3

À la Fée bleue

2

1

Live us my dear (on the rainbow)

You are this light I was searching. You are this rise I’m enjoying. You are in my heart and beside me. Live us, leave the darkness my Dear, let enter inside and shine. Shine like a black sun, bright as the moon eyes, come on my dear on the rainbow. La Fée Morgane

Envie de m’immoler

Des larmes flamboyantes pour lécher l’étendue salée,
Précipiter le minéral encore brûlant et chaud,
Comme au premier sortir de la Terre pour en exulter sa force,
C’est force de mourir, c’est force de renaître,
Lorsque nous marchons dans l’affliction la plus totale
De l’ignorance de notre forme prochaine,
Méconnaissance de la consistance dans laquelle nous nous achèverons,
Interrogation de ce que nous en résulterons.

Envie de m’immoler et d’être bien consciente du passage à ma nouvelle nature;
Feu puis fumée, poussière et peut-être même idée ?

Envie de m’immoler pour me couvrir de toutes ses pensées
Qui du temps de mon vivant m’affligeaient jusqu’au regret.
Je les laisserai se consumer contemplant tour à tour,
Chaque mépris dans ma détresse,
Chaque injure dans ce que la dignité vole au respect,
Dans ce que la pauvreté brode témérairement autour de la position sociale
Et des institutions.

Je les regarde me maudire.
J’ai envie de m’immoler pour leur dire que passagère ou non,
Pauvreté n’est pas un délit et que si Pitié ne peut forcer Empathie,
On espère de Respect qu’il nous fasse un dernier retranchement
Dans ce que la misère a d’injuste et de honteux.

R.A. alias La Fée Morgane

Éloge à Caroline Reed

My heart is blue and my words are flue, you throw away ; I’m already alive.

R.A. alias La Fée Morgane

Essence

Quand tout en toi devient ruine, tu touches enfin ton essence. Lorsque tout hurle, laisse parler le silence.

R.A. alias La Fée Morgane

Dans ton chapeau haut-de-formes
à Richard Hoefle 02.05.2018

en réponse à “THE STRUGGLE INCANDESCENT”

Richard Hoefle

https://www.facebook.com/richardh2016/

Dans ton chapeau haut-de-formes,
J’ai mis toutes mes douceurs.
Nous l’avons blanchi
Pour qu’il se voit dans l’encre de nos draps.
Embrasse-moi et j’oublierai tout.
Prends ma peine, prends ma haine.

Fais-les fleurir puisque mes lèvres sont cousues.
Fais un élevage de papillons au dedans de mon esprit.
Puisque les murs au-dehors sont si durs.

Leur rigueur m’épuise.
Mais toi, tu l’as nuancée de teintes claires.
Rehaussé la pâleur par tes veines ouvertes.
Laissé s’écouler le fiel et la bile,
Fait décanter.

Le vin est tiré. Il faut le boire.
Nous irons en poussières, finir les dernières gouttes.
Peu importe après tout si personne n’écoute.
Le coeur ne ment pas. Il parle, il chante.
Eh ma foi tant pis si l’on déchante à son cri.
Il n’est rien de plus beau que ces vérités
Qui s’émeuvent, se bousculent et se perdent.
Il n’est rien de plus beau que toi dans cette…
Recherche éternelle.

Reece Ailling alias La Fée Morgane

 

Sur mon île de solitude

Sur mon île de solitude, les vagues effleurent le vent. Le temps se dilue et disparaît. Sur mon île de solitude, les nuages m’habillent diaphane et froide. L’esprit a-t-il une consistance ? Les rêves ont une musique. Sur mon île de solitude, j’ai perdu l’habitude. Bonjour bonsoir, adieu au revoir.

La Fée Morgane

On te tait, on te tait, on te tait

Où tous les spectateurs au premier acte,
Se rétractent
Pour nous dire qu’il n’était pas encore l’heure.
On te tait, on te tait, on te tait,
À la bonn’heure !
Plus tôt qu’il n’y paraît, on prend conscience de toi !
(Enfin)

On t’accepte; tu n’es plus là,
On t’implore, tu ne viens pas.
Pas plus tôt on ne t’attendra
Que tu apparaîtras !

On te tait, on te tait, on te tait,
Parce qu’on ne veut pas finir
Qui, ici, veut mourir ?
Que tu lui prodigues les derniers sacrements !
Qu’il s’en sente d’un coup plus vivant !

Pars, pars, reviens !
Voici comme tu nous regardes !
Comme des enfants capricieux qui se jouent de toi,
À qui tu donnes le repos dans la vieillesse
Ou dont tu enlèves la trop frêle jeunesse
Comme si elle n’eut tenu plus longtemps
Aux caprices des gens.
Tu répands tristesse pour en épargner d’avantage.

Et je te regarde avec rage.
Sois belle, soit oiseau, soit vent !
Sois dure, soit pure, soit chant !
Mais ne les laisse pas te taire,
Car moi j’ai envie de te crier, de hurler, de t’extraire
De mon âme qui en son cœur vocifère.
Mords la mort qui te met le mors à la vie !
Exulte celle qui te fait apprécier
Ce qui un jour va expier
Et la mésenvie.

La Fée Morgane

Souvenirs

Les lanternes de ma jeunesse voguent au-dessus du lac,
Nageant dans une plénitude mystérieuse et profonde.
Les guitares vibrant au rythme du ressac,
Rappellent une à une les mémoires de la brune, de la blonde.

Un arrêt de tram pour entrevoir les feux ;
Au rendez-vous de Genève à Versoix,
Prenant le train sur la première voie.

La Fée Morgane

Ces gens qui restent éveillés le soir après la minuit (rendez-nous nos nuits)

Ces gens qui restent éveillés le soir après la minuit
qui ont quelque chose qui les tient éveillés autre
que l’esclavage moralisateur subi pendant des
décennies… Ils sont plus réceptifs, ils sont
dangereux; ils marchent en-dehors du système sans
pour autant lui porter préjudice… Mais on les chasse, avec
des ultrasons, pour qu’ils ne puissent plus se réunir,
pour qu’ils ne puissent plus penser au-delà de cette
société qui ne leur rapporte pas ce dont ils ont
besoin. Ils cherchent dans la Nuit des réponses à
une quête de l’esprit que certains appellent religion en y
mêlant des dogmes, tandis que eux, noires brebis égarées
s’en vont paître aux vertes montagnes interprétant les
reliques et les écrits comme des guides vers une
connaissance plus profonde des choses… Eux ces
chercheurs d’absolu.

Rendez-nous nos nuits vous austères brebis
Nous vous laisserons dormir après la minuit
Pourvu seulement que reviennent les souvenirs
de ma jeunesse libre, pourvu que dans ces murs si
étroits ils ne se soient point mis à pourrir…
Rendez-nous nos nuits.

La Fée Morgane

Le Loup appela “raison du plus fort” : “Justice” pour donner à l’agneau l’illusion que c’était équitable.

The Wolf called “reason of the strongest”: “Justice” to give the lamb the illusion that it was fair.

La Fée Morgane

“Occupez-vous de vos minorités : vous aurez la majorité !” La Fée Morgane

Roi Sois Moi dans la Nuit

Roi Sois Moi dans la Nuit

Suis-moi dans la Nuit,

Découvrir la Beauté du Jour,
Dans ces instants où tu oublies le Temps.
Deviens Roi, deviens Reine,
Possédons tes Désirs.
Au jeu du Nous, le Je ne fait qu’un,
Au jeu du Nous, dans l’abandon le plus total,
Laisse-moi posséder tes désirs;
Laisse-les miens !
Roi Sois Moi dans la Nuit.
La Fée Morgane

Sur La Route De Moudon

Chez moi les derniers rais ont gorgé les blés, me reste leur moiteur fraîche à la nuit tombée; les épis transpirent, les épis soupirent. . . Et dans le vent, j’entends leurs murmures: lente éclosion de la terre qui se défend des foulées.

L’empreinte légère pour conserver la beauté de chaque herbe sauvage, je m’en vais redécouvrir l’obscurité.

Rougeoiements violacés. Les teintes du ciel sont framboisées et ce mauve-là a un goût d’éternité.

Santé Nature. Je te remercie des bienfaits auxquels mon âme s’abreuve.

La Fée Morgane

Genève

Ville improbable dont les rues se découvrent encore, ville fleurie et bruyante, colorée, où se mélangent caractères, humeurs, origines, Genève la grande, petit jardin où je suis née, de près, de loin, une entité bien profonde où s’entremêlent vanité de sa richesse et étendue de ses masses, forteresse aux rythmes secrets et lointains: Genève.

La Fée Morgane

BDSM – Dévotion, Adoration, Abandon, Sensation – 

C’est une voix étrange qui appelle et répète ton nom,

C’est un parfum fleuri, charnel qui embrase tes poumons,

Dans cette brise meurtrière qui te lacère le visage,

Toi, tu admires la fougue du paysage.

Chaque détail, de l’esprit au corps,

De l’échange des regards et de l’oubli des remords,

Tu es venu chercher un divin trésor….

Je rendrai hommage à chacun de tes sens,

Ton âme s’évadera au plaisir de l’indécence,

Volutes infinies aux nuées du silence

Qui rejoint le ciel, qui en saisit l’essence.

La Fée Morgane

La rivière s’écoule, les feuilles tombent, et leur reflet, tel une tache dans l’onde…

La rivière s’écoule,

Les feuilles tombent,

Et leur reflet,

Tel une tache dans l’onde…

Le vent se lève,

Je sens le froid

Au travers des rameaux s’ébruiter,

Ma peau frissonner

De ce long sifflement.

Un courant d’air au-dedans de moi,

Et le tonnerre parfois.

Que n’as-tu trop de ces silences qui déambulent ?

Que n’as-tu assez de ces silences trop bruyants ?

Et ce son de mort parfois ?

J’aimerais au doux bruissement de cette eau tranquille,

Troquer le tintement des éclats de lumière qui s’y perdent.

Sens-tu leur frêle enveloppe se froisser avant la noyade ?

La rivière s’écoule,

Les feuilles tombent,

Et leur reflet,

Tel une tache dans l’onde…

J’aimerais à la lueur de l’opale azurée,

Dans le noir, lire tes lèvres presque éteintes :

Au son de ta voix, au son de mes doigts.

C’est le vide qui fait écho

Lorsqu’il se heurte à des gorges béantes,

Comme une caverne toute entière

Qui ferait scintiller ses trésors.

S’il-te-plaît, n’ouvre pas les volets ;

Le jour me fait peur.

Frissons.

À chaque heure qui avance s’accentue le contraste.

Je suis un peu comme une tache d’encre

Au milieu du buvard.

Insignifiante partie pensante, mystérieuse et sournoise;

Miroir des vanités abimées,

Réceptacle des pensées refoulées.

La rivière s’écoule,

Les feuilles tombent,

Et leur reflet,

Tel une tache dans l’onde…

La Fée Morgane

Un peu, beaucoup, à la folie, passionnément, pas du tout.

Tu es comme un rêve sans chaleur.

Et moi je suis l’espoir sans humeur.

On y croit sans y croire,

Toi et moi déchirés.

On ne s’appartient pas:

Ni toi à moi, ni moi à moi.

(Ni toi à mon corps, ni moi à ma tête)

Tu es comme une lumière étrange

Dont les sonorités m’échappent.

Ta peau devient froide comme tes yeux.

Ailleurs un frisson pour eux.

Trop belle, trop prude pour leurs jeux.

Et pourtant tant d’amoureux.

Ils possèdent tes désirs,

Mais tu me donnes ton corps…

Je t’attire au-dessus de l’empire,

Mais seul le fond t’attire…

Irrémédiablement,

Tu me dis non.

Tu te défends.

Tu te mens;

Indéniablement…

J’aimerais t’élever au-dessus des hommes,

Mais la chaleur de ta cuisse ouverte,

Au seul murmure de leurs noms

Rompent mes illusions.

Ne leur volerai-je la desserte

De ton âme de crayon-gomme ?

Je te laisserai écrire leurs désirs,

Et allonger mes soupirs…

Je les laisserai te voler à moi,

Sans défaillir.

Dans une tristesse qui me tient immobile,

Je te laisse t’éloigner de moi.

Être toi.

Tandis que je ne t’appartiens pas,

Je me laisse retourner à moi,

Même si tu ne veux pas.

Tu me dis que tu m’aimes…

Comme un silence entre deux mesures ?

Comme le métronome du cours de piano ?

Comme une indispensable excuse

Aux chapeaux et sombreros ?

Puis-je tirer le mien,

Avant que tu ne t’en ailles soudain ?

Puis-je dire qu’à l’étiquette 70% coton,

Je n’y entends rien ?

Que ferons-nous de l’élasthanne,

Et du lavage à la main ?

De l’adoucissant aux gentianes,

Et de la mousse dans le bain ?

Que ferons-nous des souvenirs qui faisaient semblant ?

Et du temps qui passe vraiment ?

Que ferons-nous des bons moments,

Et de la nostalgie des champs ?

Plus de baisers du soir, ni de petits « je t’aime »,

Seule la douceur du noir, son opacité, sa petite rengaine,

Un peu, beaucoup, à la folie, passionnément, pas du tout,

Raconter l’histoire des marguerites, des chrysanthèmes,

Des amours humaines et de leurs anathèmes,

Un peu, beaucoup, à la folie, passionnément, pas du tout.

La Fée Morgane

LES ANCIENS TEXTES (EN RETRAVAIL) en provenance de l’ancien blog JEZABEL

Le temps d’un soupir – La Fée Morgane

Le temps d’un soupir,

Laisse-moi te découvrir,

Effleurer ta peau, la couvrir de caresses.

Abreuvons-nous de passion et d’ivresse !

Parcourant les étoiles de tes yeux,

Le regard scintillant de cet orgasme fabuleux,

Je te vois dansant sur les flûtes de l’azur,

Chaque souffle gorgeant tes désirs d’air pur.

Les nuages tels de vaporeuses volutes satinées,

Sont de fabuleux vaisseaux voguant vers nos plus secrètes idées…

La Fée Morgane

Petite colombe

Petite colombe envole-toi, toi qui porte la tristesse du monde
Laisse-là tes blancs attraits tournoyer dans l’onde…

Petite colombe élance-toi, le plomb au cœur,
Les sylphides portent ton âme sur les hauteurs…

Bel oiseau, chante, ton corps se noie,
C’est la dernière fois qu’il se déploie.

Petite colombe, pareille à un nuage: légère, légère, sauvage,
Petite colombe, pareille au feuillage: verte, verte, et rage,
Petite colombe, pareille à un mirage, vaporeux langage.

Petite colombe, envole-toi !

La Fée Morgane

Défouloir

J’ai envie de pleurer, d’arrêter de respirer.
J’ai de nouveau envie de me taillader; profond, bien profond, pour que le sang coule,
pour que le sang nettoie ma plaie intérieure.
J’ai envie de crier, hurler.
J’ai envie de ne plus rien sentir, de laisser mes forces rejoindre la terre, l’univers.
J’ai envie d’être dépossédée de mes sens, que mon souffle reprenne de l’air: l’air que le vent libère.
Envie, je n’ai plus envie de rien. Mes yeux se ferment sur mes espoirs.
En vie, je ne sais plus si je le suis très bien. Tout est noir.
Des larmes d’obscurité dans mon sommeil de mort,
Des lames de liberté caressant ma peau:
Toutes deux avec des ailes (l) pour commencer leur litanie silencieuse…
J’écoute souffler et la douleur, et la douleur,
J’écoute pincer et la douceur, et la douceur,
Quand j’entends siffler ma funeste torpeur…

La Fée Morgane

Je n’aurai plus jamais froid

Quand la bise de l’hiver soufflera sur vos maisons,

Quand ses dents acérées dévorera vos tisons,

Je n’aurai plus jamais froid.

Lorsque l’automne aura expié ses dernières chaleurs,

Lorsque le rouge de ses feuilles alimentera vos pleurs,

Je n’aurai plus jamais froid.

Alors que sur ta tombe je dépose les bribes de mon âme,

Alors que les plus vives douleurs liquéfient le blâme,

Je n’aurai plus jamais froid.

Comme je voudrai ressentir les plus intenses bonheurs,

Comme je ne pourrai plus fléchir au moindre malheur,

Je n’aurai plus jamais froid…

Nue sous les flocons et les gerbes d’eau glacée,

Avalant toutes entières la grêle et la tempête givrée,

Je n’aurai plus jamais froid.

Dès lors que je jouerai tous les rythmes du silence,

Dès lors que j’arpenterai tous les affres de l’absence,

Je n’aurai plus jamais froid.

Je n’aurai plus jamais froid

Parce que c’est toi que je touche dans ce linceul de blanche éternité.

Je n’aurai plus jamais froid

Parce que mon cœur est gelé.

Je n’aurai plus jamais froid.

C’est l’asthénie du cœur

Qui ne veut plus sentir d’autre chaleur

Qu’un brasier de vent polaire.

La Fée Morgane

Je ne veux pas y croire

Les fées ont disparu

Et je ne veux pas y croire.

Le charme est rompu.

L’obscurité se fait soudain plus noire.

Les premiers oiseaux s’envolent,

Et toutes les feuilles sont déjà tombées.

Même les horizons se désolent

De voir leurs plaines désertées.

Tu es parti, tu es parti,

Et je ne veux pas y croire.

Un peu trop tôt tout est fini.

Tes affaires sont encore dans l’armoire.

Écourte ton voyage,

Moi j’aimerais bien te revoir.

Mes larmes se font rage

Au comble du désespoir.

Partie de moi, tu ne peux mourir.

Je ne veux pas y croire.

Cette partie de moi qui me fait souffrir

Et qui laisse le souvenir choir.

Plus rien n’existe

Et la journée pourtant s’écoule.

Je ne peux m’empêcher d’être triste

Et c’est sous mes larmes que je coule, que le drame se déroule.

Je ne veux pas y croire.

Et il me le faut pourtant.

Il n’est plus de gloire.

Il n’est plus de jeux d’enfant.

J’ai vieilli en un instant.

Et je veux bien y croire,

Puisque chaque année passant,

Me rapproche de toi et scelle notre testament.

La Fée Morgane

Croyance

Croire en soi ne veut pas dire détruire l’autre… Le besoin d’anéantissement est une faiblesse qui met en lumière la peur de tomber… Convaincre les autres de ses propres dogmes, autant pour l’athéisme, est une forme d’expansionnisme… L’expansionnisme c’est vouloir se convaincre soi-même, vouloir emporter les autres avec soi pour se sentir plus fort… Une croyance bien ancrée n’a nul besoin d’être validée par autrui.

La Fée Morgane

Tolérance

Certaines personnes confondent religion, philosophie avec intégrisme, démagogie et politique. Toutes les religions, convictions sont belles, c’est ce que l’on en fait qui l’est moins. Le problème réel c’est la liberté. La liberté de croire, la liberté d’avoir d’autres opinions, d’être différents de part et d’autre en pratiquant le respect, la tolérance. Être ouvert d’esprit et défendre les opprimés, ce n’est pas porter à son tour un jugement réprobateur, c’est accepter l’existence d’un avis autre sans avoir le besoin de le classer dans un ordre de grandeur par rapport au nôtre. Si les êtres humains passaient d’avantage de temps à cultiver leurs différences, à tirer des enseignements de la diversité, de s’enrichir sans nécessité de comparaison afin de valider leurs propres jugements… Si seulement… Alors le Chaos et l’Harmonie s’accorderaient en une danse sublime… Alors la Nature serait à même de révéler ce que nous sommes sans fioriture, au surplus l’égo comme reflet de fraternité et d’acceptation, au surplus la foi comme une perception plaisante à contempler… Si seulement…

Aurait-on peur de percuter nos dogmes, d’élargir notre conscience, nous sentons-nous fragile au point de rejeter ce qui va à l’encontre, soi-disant, de notre vision ? Le contraire n’est-il pas un raisonnement trivial qui nous donne l’illusion d’élever notre raison ?

La Fée Morgane

Promenades au bois

L’ombre au silence donne forme tandis que la quiétude aspire la fraîcheur de l’obscurité. Mes yeux voient et c’est comme s’ils ne pouvaient parler de cet autre monde qui tantôt ressurgit. Ce sont les odeurs fuyantes, la mémoire des goûts, une Nature étrange qui me communique ses volages impressions. Rien que je ne puisse saisir, nul souvenir sinon la chimère; celle qui festoie du frisson qui me parcourt. Je n’ai pas quitté le rêve et pourtant, les détails, le doute, me font toucher la douce routine des jours qui s’effilent. Quelle chevelure vient troubler l’embrasure de l’onde tranquille, quelle main malhabile vient sertir l’impalpable et embrasser la fraîcheur des sous-bois ? Je me souviens encore des temples sylvestres aux mosaïques diaphanes, des pas dans la terre brûlée, et les volutes rejoignant les cimes; des rameaux tombés chantant à la gloire de sommets – nous nous en allons mais au passage vous saluons, vous bois de notre sève, vous foi par qui pérennité s’établit, nous voix de l’au-delà !-

La Fée Morgane

Deuil

La mort a un effet étrange. Sourde aux tenaces appels et inattendue des ultimes combattants; ses va-et-vient à l’instar de la mer s’échouent aux abords des plages, son calme au goût de tempête clôt la paupière des derniers instants. Elle semble raviver le temps, fougueux ou trompeur, elle paraît s’extraire des antiques cadrans où l’âme de nos pères ne se l’expliquait d’antan. Elle brasse dans le marc à café notre présent avenir et y fait ressurgir l’impératif de nos priorités se jouant avec délicatesse de nos futilités.

La Fée Morgane

Facteur humain

Le facteur humain est extérieur à toute logique; sa conception de l’univers est si paradoxale qu’elle ne saurait trouver une définition; sa pensée, insondable au possible, est un dédale où la raison tantôt se perd, tantôt se retrouve elle-même, où les idées viennent contrarier les concepts, où la réflexion tergiverse avec la folie, où les actes interrogent la philosophie et où la discussion chavire entre monologue du paraître, avancée de l’être et curiosité de l’autre.

La Fée Morgane

Quand le Soleil rencontre la Lune

J’aime le réconfort de la tristesse et de la solitude. Comme une étrange fraîcheur qui enveloppe l’esprit et le corps. J aime la perception du vertige lorsque du bas où je vous vois, je me sens tomber, l’esprit lourd de ses concessions, le corps attiré par l’obsession infinie de ce tic tac, tic tac. . . L’horloge se tourne et le soleil rencontre la lune. « Dites-moi belle dame tant de diamants qui vous entourent, et je sens votre âme profonde et obscure » « du seul SOL qui m illumine, voilà ton feu qui me brûle et mes amies sont d’une constance lointaine, le soir seul tu es à m’apercevoir et pourtant toujours à égale distance ».

La Fée Morgane

Travestissement

Le plaisir de la métamorphose, de la matière, des allures, des passions.

Le goût de la sexualité au-delà du genre.

Déguisement subtil.

Jeu des apparences.

Recherche cérébrale.

Identité multiple, riche :

Le travestissement est un art qui se pratique avec sensualité…

J’aimerais maquiller tes sourcils,

Et ton âme d’homme…

Je voudrais farder tes paupières,

Et ton insouciance…

J’habillerai tes souvenirs de périls,

De ton corps toute la somme…

Je masquerai le désespoir et mes prières

Sauront me redonner constance…

Tu aimerais être femme,
et je voudrais être homme.
Tu voudrais la flamme,
J’aimerais la pomme.

Je regarde les créatures de la nuit.
Je vois celles du jour.
À toutes deux je donnerai mon Amour,
Auprès de toutes deux, ivre de mi-nuit.

Je travestis le silence par des regards.
Mon âme s’abrite au guide des bateaux,
Juste au-dessous du phare ;
Là où vont s’échouer les idéaux.

Pour seule juge j’appelle Compassion
Aux invertus de l’incompréhension.

Tu affectionneras l’imagination,
Que je fasse de toi ma rédaction.

La Fée Morgane

Papillon de nuit

Papillon que j’aime ta plénitude et ta sérénité
Sur les ailes de la liberté.

Papillon comme j’aimerais m’en aller avec toi;
Tes ailes sont un appel à l’envol !

Papillon comme je sais tes tourments…
Et non pas des moindres :
Éphémère à peine sorti du cocon,
damné à brûler ses ailes de lumières,
À butiner le nectar,
Dernier philtre d’amor.

Papillon comme j’admire chaque battement de ton corps !
Combat contre cette atmosphère délicate.

La Fée Morgane

L’oubli

MES YEUX ON TROP VU, MON ESPRIT TROP ENTENDU:
Il y a quelque chose qui résonne, raisonne en moi et ne s’assourdit pas.

La Fée Morgane

AVE GAYA

Il faudrait annihiler toutes les frontières ;
pour y poser des semences et des prières…
Il faudrait recouvrir le passé de tranches égales;
pour espérer un futur aux valeurs impartiales.

Il faudrait pouvoir goûter à toutes les lectures, toutes les cultures,
donner à la science le goût de la sérénité, lui donner le pouvoir d’unir les volontés,
Il faudrait construire des bâtiments dont les vertes parures,
servent à la nourriture de toutes les Humanités…

AVE GAYA

La Fée Morgane

Transparence

Transparence… Qu’évoque-t-elle précisément ici ?

Représentez-vous ces moments où tout en votre être suggère le vice, le baratin pitoyable, la préméditation mûrie presque pourrie, les désirs sordides nourris par des incubes lancinants… Rappelez-vous les détournements d’effusion de génie que les muses vous inspiraient et dont vous faisiez votre lot de caprices. Désir sans retenue dépassant la conscience morale.

Je ne suis pas un héros, je ne suis pas digne; mes pensées sont amères, mes actes intéressés : je suis un homme… Ceci est ma transparence.

Le prix du silence est d’un tribu rongeur. Vermine parasitaire plus que son déni. Le déni est couvert à demi par des dires traîtres. Et les mots eux… tranchants… vrais… d’une réalité oppressante… ils vous lacèrent. Chaque gorgée est certes un poison mortel. Avec soin, non qu’il soie curatif bien au contraire, il se savoure, élixir d’euphorie intensément enivrant. La dégustation a mis bas: le manque. Il est un animal insatiable. Il ne se repaît pas, il se camoufle dans l’attente d’une proie. J’ai besoin de verbes vrais. De vérité, plus que de la franchise ou de l’honnêteté, le détail est malsain… (soupire)

Ce flux de parole conserve, tente d’abriter avec peine un côté salvateur. Entre douleur et réconfort, la transparence ne va guère quérir la complaisance. Elle cherche plus profondément. Dans nos tripes, dans nos chaires, dans nos os, dans nos secrets inavouables, en nos actes dissimulés: la transparence exige le déversement total de notre substance. Elle requière plus que la symbiose, ne vise pas l’osmose… son dessein ? La pureté de l’être dans sa condition humaine, dans son simple appareil. Mettez-moi à nu… Doucement, tout doucement… chut… … (silence) … voilà… Stop ! J’y suis. Madame. C’est vos yeux dans les miens que je découvre votre reflet mien. Ceci est mon image. Vous êtes ma parure.

La Fée Morgane

About Switzerland

I wish you this trip just to see the lands and forests dying in the setting sun, the mountains trying to touch the clouds and some strange colours and smells exchanging their lullabies.

La Fée Morgane

Connaître sa Terre

Connaître la Terre; se connaître soi-même, savoir ce qui nous nourrit, nous alimente pour que perdurent autant nos esprits que nos corps. Dans la diversité plutôt que dans la course à la multiplication de ses avoirs.

La Fée Morgane

Soumission, humiliation

Soumission, humiliation… Cet étrange mélange de culpabilité, ce combat moral dont la fibre se tend jusqu’à la dernière extrémité, ce renoncement au plaisir immédiat pour accéder à une explosion de sensations, toutes plus intenses les unes que les autres, mystérieuses et magiques, ce cheminement vers une recherche d’autre chose, c’est un appel à explorer nos limites, à nous dépasser…
Pénétrer ton esprit pour en extraire rêves et chimères, trouver ta position dans les labyrinthes de la conscience, te diriger vers des chemins à s’y perdre jusqu’à les connaître tellement qu’ils finissent par nous céder leurs clefs.
Laisse-toi aller dans une progression de douceurs qui mènent à des douleurs impalpables. Accorde-moi ta confiance pour que je puisse y puiser toute l’essence de ton plaisir.
Confie-moi ta conception de la volupté, je trouverai les accords donnant naissance à quelque mélodie. Puisse ce chant t’élever vers d’infinies nuées, parsemées d’étoiles et d’aurores boréales !

La Fée Morgane

Le voyage des saisons froides

En automne, je m’allonge sur le béton;

Plonge mon esprit d’illusion.

Lorsque le froid est sereine délusion,

Je pressens la tombée du premier grêlon.

L’automne n’est qu’un passage

Pour contenter l’absence de l’âge

Où tout était en train de fleurir.

Maintenant il me faut vieillir.

Chaque saison a nouveau visage.

Chaque seconde est un mirage.

Moi je suis là où attend sur le rivage,

La barque du Sage.

Celui qui voit passer le présent avec délectation

Et ne sera pas moins sans attention

Au regard du futur, aux résistances passées…

À la braise de ses yeux que le temps n’a su dompter !

Au chant de ses rides fatiguées !

À la passion de l’embarcation qui l’a pu porter !

La Fée Morgane

Le visage de la misère

Lorsque je vois la faim fouiller dans les poubelles,
Je prends conscience du poids de nos escarcelles.
Quand nos instincts de cette maladie
Ne parvient à chasser l’agonie,
Et qu’ils la renforcent sans cesse
Jusqu’à la dernière prouesse,
Ils nous font boire jusqu’à la lie
Les injustices de la vie.

Et c’est la terre des meurtres passés
Qui vient agrandir la fosse des miséreux.
Et ce sont les corps et les dépouilles entassés
Qui nous font prendre conscience d’eux.

C’est une peste sans symptômes
Qu’on fait pousser dans les dômes
Des taxes et des institutions
Dont on fabrique les munitions.

Et on y travaille à cette société pleine d’amour
Où fleurit au grand jour
Le crime et l’avidité
Cachés sous les traits de la protection de l’individualité

Qu’il est morne ce libéralisme déconstruit
Qu’il est usé, qu’il est détruit,
Par la force d’un capitalisme sans conscience
Dont nous observons aujourd’hui la présence.

Nos choix renforcent chaque jour l’amour portée
À cette toute-puissante entité.
Notre société alimente l’assurance de cette continuité
Que l’on paie en pensant l’avoir achetée.

La Fée Morgane

Le sable de mes pensées

Quand le passé et ses rancunes sont trop lourds à porter mieux vaut les laisser en chemin. Quand la haine n’est qu’une expression voilée de l’amour, traduite par la jalousie et l’envie, je laisse sécher les sentiments sur la terre de silice. Les souvenirs ont une autre image, salés par l’écume ou dilués dans les vagues.
La plage serpente la mer et la terre cède ses remparts. Quand il n’y a plus que l’espace et l’infini, c’est l’aube d’une nouvelle vie.

La Fée Morgane

Ode à la beauté

Au-delà des humaines espérances, les notes d’une lointaine évasion, dans les profondeurs et les souffrances d’un absolu bien humain et dans la réalité et l’oppression d’un bonheur insaisissable, juste une seconde, l’esprit calme de valeurs intarissables, quand la douleur se fait écho à des aspirations plus profondes, c’est le temps de toucher à la beauté dans sa fougue incorruptible, le charme de ses attentes, le ravissement de mon esprit, traduite à l’oeil, à l’oreille ou l’intention, mouvante perception, harmonieuse pensée rayonnant sur la clairière des idées…

La Fée Morgane

Expérience

L’expérience ne peut définir ce qu’il va arriver… C’est juste celle qui à 20, 30 puis 40 ans éloigne notre perception de ce qui ne semblait qu’un simple saut à 5 ou 10 ans… Le plongeoir ne s’est pas éloigné du bassin, nos chutes oui. L’expérience est ce que l’on en fait, non pas une ligne de conduite !

La Fée Morgane

Douleur

La douleur est comme un escalier dont les marches sont à gravir consciencieusement mais où l’on peut trébucher si on y est tiré trop rapidement.

La Fée Morgane

Beauté

La beauté est un concept qui tient plus de l’essence que de la perception. Chaque sens donne une dimension nouvelle à son envergure.

Quand une beauté vient à en éclipser une autre, l’âme se noircit de manque ou de vide.

L’Homme cherche le beau avec plus ou moins de ferveur et plus au moins d’entrain. Sa faim et sa générosité contribuent à un équilibre, car la beauté est échange et mouvement. Même l’inertie est une sorte de réminiscence du chaos originel où le Temps n’était alors qu’une approximative vision de l’Espace. Un souvenir est un mouvement de l’Esprit.

La Fée Morgane

Censure

La censure est le masque de la réalité.

La Fée Morgane

Le Feu

Une flamme et ma conscience s’allume.
C’est ma vie qui s’éteint…
Des cendres, comme celles du corps,
Le corps semi-mort qui aspire la flamme.
Combat contre moi,
Contre ce plaisir indécent qui toujours m’appelle;
Comme une monotonie qu’on apprivoise avec envie.
Et cette âpreté, du même gris que l’effluve,
Dans une vague hivernale, c’est elle qui semble me rapprocher,
Du temps des flocons,
Où tôt ce matin, le brouillard s’est levé pour brimer le vide,
Pour compenser l’absence…
Entre ma bouche et mes doigts s’opèrent un étrange rituel,
Et j’entends mon esprit murmurer une sourde ritournelle…
Il faut arrêter. Il faut arrêter.
C’est un coupable rappel qui me force à songer,
À ta parcimonie, Épicure, que les temps ont altérée,
Mais qui fut le possible accès à toutes les majestés…

La Fée Morgane

Les amoureux

Les amoureux n’ont pas peur;
Ils osent se donner leur coeur.
Les amoureux n’entendent pas la rumeur;
Ils cultivent le bonheur.

Les amoureux se tiennent la main,
Se tiennent les mains jusqu’au matin.
Les amoureux rêvent à deux
Des songes indélébiles,
Posés au-dessus de leurs états fébriles:
Les amoureux ravivent leurs feux.

Les amoureux ne voient pas le temps.
Les amoureux sortent aux printemps,
Et leurs hivers de cheminées
Feraient fondre les dernières giboulées.

Les amoureux se massacrent,
Mais dans la dernière promesse,
Toujours ils se consacrent
Leur vie avec tendresse…

La Fée Morgane

La lumière

J’oublie ce que je suis pour pouvoir m’adapter à cette vie
Mais à force de m’user, je mesure mon envie…

Cette coupable impression de ne trouver sa place,
Ce sentiment d’abandon me déchire et me glace.

La lumière éblouit mon obscurité;
De la promiscuité avec parité.

La Fée Morgane

L’envergure de la vérité

Je préfère attendre sur le quai du bonheur que de mourir dans le train de la solitude, car un ego flatté pour le vice ou par l’envie n’est que le reflet du jeu social où chacun veut paraître dans sa belle envergure, et je ne cherche pas à être grande, et je ne cherche pas à être belle; je veux juste être vraie.

La Fée Morgane

Plaisirs solitaires

Au lever du jour où il fait encore sombre,
Sereinement m’accompagnent la fraîcheur et l’ombre;
Le réveil des oiseaux,
Le chant des premiers passereaux,
Le bruissement des roseaux…

Ô plaisirs solitaires
Où l’âme danse sur des blancs primaires
Gouaches de l’azur, contemplations éphémères.
L’esprit s’envole, passades mortifères.
Quand on nous surprend alors c’est le meilleur instant,
La réalité confondue avec les rêveries, présente son regard béant:
Je me sens encore enfant.

La Fée Morgane

Vieille enfant

À toi que le regard fait mourir, parce que je t’avais promis, il y a longtemps.

(Parce qu’un handicap, c’est dans la tête des gens.)

Elle est vieille cette enfant,
C’est dommage parce qu’elle est un peu belle.
Elle ne parle pas de sa différence tout haut,
Même si son regard s’en charge comme il faut.

Elle est vieille cette enfant,
C’est dommage parce qu’elle me rappelle,
Le temps des coquelicots et des ballades à la plage,
Le temps d’écouter et d’admirer le paysage.

Elle sait rire de tout
Mais ce qu’elle préfère surtout
C’est écouter la connerie
Que les garçons lui racontent avec poésie.

Elle est vieille cette enfant,
Elle cherchait l’occasion
D’apprécier l’intention
Du présent instant.

Au prix de décisions
De matérielles attentions,
Elle a manqué de présence,
Elle a manqué de constance.

Elle est vieille cette enfant,
Et son regard me demande tranchant,
Si la pitié est un charmant présent,
Si elle donne le droit d’être innocent ?

La Fée Morgane

Déchèterie

Dans la déchèterie sociale, on y pratique la même exclusion que ceux qui portent les convenances à leur apogée: syncrétisme de la réalité dans le but de se sentir différent…

Le narcissisme a besoin de compassion et Ô combien je comprends cet homme misérable dans son paraître touchant !

La Fée Morgane

CES TEXTES M’APPARTIENNENT. ILS SONT MA PROPRIÉTÉ. ILS SONT PROTÉGÉS PAR LE DROIT D’AUTEUR. TOUTE USURPATION D’IDENTITÉ, UTILISATION A DES FINS COMMERCIALES OU NON, REPRODUCTION, PARTIELLE OU COMPLÈTE STRICTEMENT PROHIBÉE (=INTERDITE) SOUS PEINE DE POURSUITE JUDICIAIRE – d’autre part JE VOUS REMERCIE VIVEMENT POUR LES PARTAGES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX TANT QUE VOUS MENTIONNEZ LA SOURCE  ET L’AUTEUR DU TEXTE. SUR DEMANDE POLIE ET EXPRESSE ADRESSÉE PAR E-MAIL OU SMS J’ACCEPTE VOLONTIERS LE PARTAGE GRATUIT ET PUBLIC
SI LA SOURCE EST MENTIONNÉE

UNE PERSONNE TENTE ACTUELLEMENT D’USURPER MON IDENTITÉ, MERCI DE RESTER VIGILANT.

ELLE A VOLÉ MES TEXTES ET DEUX ANCIENS BLOG MAIS CE N’EST PAS MOI, JE NE SUIS PAS UNE FEMME DE 49 ANS !!!

https://www.petitesannonces.ch/a/1976275 (ancienne annonce postée par la dite personne indélicate

===> ELLE A RÉCUPÉRÉ LE BLOG VIVIANNE SUR SKYROCK QUE J’AVAIS FERMÉ ET EN A MODIFIÉ LES INFORMATIONS.

JEZABEL EST UN ANCIEN BLOG OÙ J’Y OFFRE DES SERVICES D’ILLUSTRATION, RÉDACTION, CRÉATION de BAND’ES DESSINÉES  (illustration, rédaction, création de BDs)

Un commentaire

  1. Ô Délice majeur!
    Parcourir ton œuvre, me laisse doux rêveur.
    Ta plume caresseuse, te dévoilant si frêle
    Tel la chute des feuilles de l’automne, qui dépeint les phanères de l’aquarelle

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *